Cycle cantates BWV 162 Ach, ich sehe, itzt, da ich zur Hochzeit gehe (version Leipzig) de Johann Sebastian Bach et Motet de Weissensee.
Ensemble instrumental et vocal sous la coordination de Freddy Eichelberger et Jérôme Mondésert. Introduction par Beat Föllmi, professeur de musique sacrée et hymnologie à l’Université de Strasbourg.
Avec la Cantate : Ach! ich sehe, itzt, da ich zur Hochzeit gehe (BWV 162), Johann Sebastian Bach plonge l’auditeur dans une méditation saisissante sur la parabole des noces et sur l’attente du salut.
Composée à Weimar en 1715, puis remaniée pour la Thomaskirche de Leipzig où elle a été interprétée le 10 octobre 1728, l’œuvre déploie une écriture d’une grande intensité dramatique, où récitatifs, airs et choral se répondent avec une remarquable cohérence rhétorique.
Dès l’ouverture, les sonorités des cordes surmontées par un contrechant déclamé par le cornet à bouquin instaurent une atmosphère à la fois solennelle et inquiète, tandis que les voix mettent en relief la dimension théâtrale du texte écrit par le poète Salomon Franck.
Entre appels, avertissements et élans de ferveur, Bach fait de cette parabole un véritable parcours intérieur, où l’attente se transforme progressivement en espérance.
Cette Cantate du vingtième dimanche après la Trinité, est interprétée par un ensemble de 4 chanteurs qui interviennent à la fois dans les récitatifs, les airs et le choral final qui emprunte la mélodie du cantique Alle Menschen müssen sterben. Le quatuor à cordes soutenu par un important groupe de Continuo (violoncelle, basson, contrebasse, orgue et clavecin) sera placé à la tribune autour du grand orgue, de même que les chanteurs, dans une disposition que le Cantor de Leipzig avait coutume de faire à Leipzig.
